chez...

Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 23:44

 

Proverbe d’ici et d‘ailleurs, Saint Exupéry et Sylvain Tisson…

 

 

« Plus il y a de bergers, moins bien sont gardées les vaches !

-        Ouais, c’est bien vrai ça !

-        Mais attention, vache qui rumine, la ferme en saisine !

-        Ouais, c’est bien vrai ça !

-        Et pourtant, plus il y a de moutons aux champs, plus la femme a d’amants !

-        Ouais, c’est bien vrai ça !

-        Sans compter que si le loup se montre à la Saint Médard, le maire va chasser le canard !

-        Ouais, c’est bien vrai ça !

-        Trois moutons tondus, un mari cocu !

-        Ouais, c’est bien vrai ça !

-        Qui se saoule dans la bergerie a perdu ses amis !

-        Ouais, c’est bien vrai ça !

-        Si la jument découche, c’est que le berger est louche !

-        Ouais, c’est bien vrai ça !

-        Quand le curé picole, les poules vont à l’école !

… »

 

benoît

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

Il ne faut pas enfermer le loup dans la bergerie la faim au ventre, prêt à dévorer ce qui souffle et palpite de vie.

Il ne faut pas enfermer le loup dans la bergerie même rassasié il trouvera toujours un coin de faim à contenter, tapi à l'affût humant la peur.

l ne faut pas enfermer le loup dans la bergerie même mort son odeur d'envie de meurtre flottant encore dans la paille.

Il ne faut pas enfermer le loup dans la bergerie la faim au ventre ou rassasié ou même mort, son fantôme sera toujours là dans la paille

même si les chiens tueurs de loup continuent de garder les moutons sains et saufs.

 

Monique

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 


 

 

L'écrivain est le berger des mots. Le paragraphe est son enclos. Ma langue arabo andalouse traine dans une hacienda, elle chante la langue de mon père et des mes origines.

C’est toujours au cœur d'une arène qu'on écrit, avant la mise à mort au cœur d'un chant de Pablo Neruda.

Quand je suis assaillie par une langue étrangère qui vient gripper mon pas .

Je roule jusqu'à Murcia et j'arrache à Don Quichotte son chant d'éolienne.

Je suis au cœur d'un rouge sang d'un tableau de Goya et mes rêves sont une savante alchimie que le dictionnaire ignore.

J’appartiens à un peuple nomade qui a oublié son nom, seul le chemin compte.

 

Joëlle

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

Saint Exupéry te le dit : « Veille tes amours comme un berger »

 

Car sans cesse, partir et revenir, est-ce une vie,

 

Tu te lasses,

Tu les lasses,

Tu nous lasses.

 

Ton cœur toujours meurtri est en bandoulière.

 

Pourquoi toujours vouloir enfermer

Le rouge de ta douleur

Dans un carré noir.

 

 

Danielle

La bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

 
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 23:42


 

Ce n’est pas triste la rentrée, on fait … devinez…

 

 

Ce n’est pas triste la rentrée, on fait même la fête.

Début septembre, je pense à Ulysse qui revient chez lui.

Les vacances, c’est l’aventure, la vie à cent à l’heure, le risque gratuit, l’amour sans les soucis.

La rentrée, c’est la routine et les habitudes familiales.

 

Je crois que si Ulysse a mis vingt ans à revenir de Troie, ce n’est pas à cause des dieux - ils ont bon dos les dieux, tiens ! - c’est parce que Pénélope ne devait pas être la moitié d’une chieuse. Alors Ulysse a préféré courir le monde. Il a dragué tout ce qui portait jupon, il a poussé la chansonnette avec les sirènes, il a bu comme un trou avec le cyclope, il a joué aux cartes avec Calypso, a défié les enfers, insulté l’océan et détruit la réputation de jeunes princesses. Une existence de débauche et d’insouciance, de paillardise et de liberté, la vie dont il avait rêvé, lui le provincial marié trop tôt à une femme trop sérieuse.

 

Mais petit à petit, le désir de fouler sa terre, l’envie de revoir ses amis, de déjeuner sur sa terrasse en sentant l’odeur des pins qui monte du jardin dans lequel s’égayent ses chiens dont il est si fier, la nostalgie de son chez-soi ont muri en son âme comme un sanglot dans la gorge.

Alors Ulysse a préparé sa trousse et ses stylos, il a repassé sa blouse, mis son cartable sur le dos et est parti faire sa rentrée. Lorsque se dessina à l’horizon le profil si aimé de son île, la joie du retour éclata enfin, et Ulysse pleura.

 

Bien plus que l’ennui des habitudes, je veux que ce soit la joie d’Ulysse revoyant Ithaque qui m’emplisse le cœur lorsque vient le moment de rentrer. Et ça vaut bien une fête !

 

benoît

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

Je préfère de loin la fin de la fête. Quand la place est déserte et les bouteilles de coca vides.

Le silence enfin s'écrase sur la place quand les hommes ivres s'en sont allés. Le ciel garde encore quelques étoiles, histoire que rien ne s'achève brutalement. L'accordéon dort sur le comptoir un perroquet vert lui tient de crachoir.

Rien n'est plus con qu'une fête qui ne tient pas ses promesses.

C’est pour cette raison que je les fréquente qu'à l'aube  quand le café chaud se tartine avec l'aube.mon humeur ne supporterait pas la violence des manèges du grand huit de la vie .Gloire à la non fête aux non anniversaires d'un ami perdu de longue date.

 

Joëlle

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

CE N'EST PAS TRISTE LA RENTRÉE :

 

Ce n'est pas triste la rentrée, on fait même la fête des mots, des couleurs.

Je m'applique à aligner articles et syntaxes, malhabile, tremblante et cependant déterminée.

Ces mots d'aujourd'hui, chauffés de soleil deviendront devoirs et leçons,

mais ce n'est pas triste la rentrée

ces mêmes mots chanteront un jour pour ceux qui ne seront plus des enfants......

 

Monique

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

Ce n’est pas triste la rentrée,

On fait même la fête

Et tout d’un coup…

Au coin du chemin

Je me heurte à Girafecoule.

« Girafecoule ?

-        Girafecoule, oui j’insiste, Girafecoule.

-        Girafecoule ?

-        D’accord, elle tient plus du diplodocus que de la girafe, mais écoutez bien…

 

J’ai donc rencontré Girafecoule…

 

Elle se coule entre les arbres,

Elle se coule dans mes rêves,

Elle se coule au creux de mon lit,

Elle roucoule Girafecoule.

 

Je vous assure, j’ai rencontré Girafecoule.

 

Elle coule,

Normal, elle n’a pas pris sa bouée

Elle m’angoisse.

 

Soudain,

Elle s‘envole.

Girafecoule !

Reviens !

 

Danielle

La bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009



Voir Patrick Aubert et sa Girafecoule… en photo et mise en étagère et en boîte à la Bergerie

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 23:39



 

Dix mots, dix couleurs et un texte naquit…

 

 

La nuit comme un tombeau, la chaleur étouffante, les draps mouillés de transpiration.

L’insomnie habituelle.

Le matin viendra sûrement, l’aubade rose de la nature au réveil chassera l’angoisse.

Le matin d’automne, les reflets d’or aux grands arbres, être le seul debout et attendre.

Ah, la cruelle lucidité des matins d’automne !

 

N’écoute pas le murmure bleu des regrets qui te glace le cœur. Pense au rire des enfants qui bientôt remplira le jardin comme le son argenté d’une clarinette,

Pense à l’horloge marron de ta grand-mère, pense aux bâtiments vert-de-gris de Tbilissi, pense à ce que tu veux, mais ne pense pas à elle.

Ne pense pas à la bêtise de l’avoir laissée partir, ne pense pas à tout ce que tu as perdu par ta faute, ne pense pas à l’irréparable, au bonheur qui s’enfuit et ne revient jamais.

 

La grisaille de la séparation gagne ton âme. Tu te sens minable, vieux et fragile.

Le matin viendra peut-être et il aura le goût de la mort.

Vivement le soir et sa lente tristesse.

 

benoît

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

L'éclatement d'or des aurores boréales enveloppe le noir d'encre du volcan  sur toile, dans un murmure de musique rouge et argent comme un solo de clarinette . La paix verte des arbres ne fait pas oublier la soif blanche des mots introuvables.

 

Monique

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

Il ne lui reste plus qu'à patienter d'une attente familière l'afghan reste inoxydable.

L’horloge aspirée par des aurores boréales crache l'or dérobé aux montagnes afghanes encapsule dans ses brulures il regarde un vol d'étourneau qui lui fait signe.

La paix est pour bientôt.

 

Joelle

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 


 

 

Une brouette,

Une charrette

Décidèrent de concert

De partir à l’assaut du monde.

 

 

Une horloge sauta dans la brouette,

Une chorale s’entassa dans la charrette,

La première donna le la

À la seconde qui commença à se chauffer la voix.

 

 

Des voix blanches s’élevèrent,

Des notes noires plus ou moins crochues

Donnèrent le tempo

Et un volcan de mots explosa.

 

 

Soudain,

Un olivier s’ébroua au milieu du chemin

Et

Obligea tout ce beau monde

À stopper son voyage.

 

 

Une de ses branches pointait le doigt

Vers la bergerie : parking obligatoire

Une autre portait

Une pancarte : « chasse réservée »

À qui, à quoi.

 

Tous en restèrent coi.

 

Danielle

La bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 23:29



 

Acrostiche à partir du mot « bergerie »

 

 

 

Joëlle

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009


 

  

Benoît

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

 

  

 

Monique

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

 

 

Danielle

La Bergerie de Rougiers

Dimanche 6 septembre 2009

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